Nos rêves

Parmi ce que ce territoire a offert de plus précieux, il y a le développement d’une pratique des communs et la possibilité de prise en charge collective d’un territoire par ses usager.ère.s réels et leurs manières singulières de s'y rattacher, sans subir de plans d’aménagement parachutés par des acteurs éloignés de la réalité du terrain.

 A ce titre, la ZAD résiste à l'expansion de la métropole, et à une vision de l'aménagement fondée sur une concurrence  mortifère entre les territoires. Face au modèle entrepreneurial individualiste et libéral, il s'agit de continuer à faire  prévaloir la mutualisation des savoirs, des outils et des pratiques, les chantiers collectifs, l'économie non marchande et la solidarité, de privilégier les outils, juridiques et autres, facilitant l’accès commun à la terre...

  Nous ne concevons pas ce territoire comme étant le "nôtre" mais comme un bien commun, ouvert sur le monde et notamment sur les luttes connexes à la nôtre.

 

 

Nous pensons aussi les communs comme outil pour répondre aux crises que traversent nos sociétés, qu'elles soient sociales, écologiques ou économiques. Nous voulons ici faire vivre une agriculture paysanne, sans chimie de synthèse et avec une approche globale. Nous voulons continuer à développer des activités artisanales, culturelles et sociales qui rendent ce territoire vivant et ouvert. Pour tout cela, la construction d’entités collectives reliées aux assemblées de territoire permet aux usager.ère.s d'être décisionnaires sur le devenir du territoire qu'ils et elles habitent. Il est alors possible de l'envisager comme un tout et non comme une série d'espaces fragmentés, et ainsi d'en prendre soin de manière fine, d'y développer de véritables liens. D'en faire un monde empli de sens.

Le pariBlack Plouc kitchen ZAD

Envisager un projet collectif cohérent et sauvegarder l’usage partagé des terres, des bâtis, des forêts et d'autres espaces sensibles sur un territoire d'une telle envergure nécessite d'avoir, à minima, la sécurité de pouvoir le développer dans la durée. Le fonds de dotation "la terre en commun" peut, grâce à vous, mettre en place une propriété collective durable sur toute l'étendue du territoire.

C'est une nouvelle ère qui s'ouvre. Le mouvement qui a défendu ce territoire, qui l'a porté, à porté avec lui une autre idée de société, une tentative plus cohérente, un avenir à la fois viable et désirable. Son potentiel unique en fait un creuset nécessaire pour nourrir le monde de nouvelles inventions.

Une Zone toujours A Défendre

L'état a refusé la possibilité d'un bail de très longue durée comme au Larzac, et semble aujourd'hui pressé de se débarrasser de ces terres. Il a annoncé leur mise en vente dès le début de l'année 2019. Si nous ne sommes pas en capacité d'acquérir ces terres et bâtis au fur et à mesure de leur mise en vente, ils pourraient devenir la propriété d'une multitude d'acquéreurs et nous n'aurions plus que la possibilité de signer des baux. Il n'y aurait alors aucune garantie de renouvellement et donc, de pérennisation des pratiques solidaires et agro-environnementales.

Par ailleurs, entre exploitations agricoles productivistes ; support d'éoliennes géantes ; terrain de compensation écologique ouvrant droit à détruire d'autres zones naturelles... les idées dévastatrices pour ce territoire ne manquent pas.

Dans ce contexte il est crucial de créer le meilleur pour éviter le pire. Il nous semble désormais indispensable de pouvoir faire passer le maximum d'éléments en une propriété pleinement collective.

Soyons prêt.es !

ZAD NDDL